Questions:
1- Que devra faire une femme si le sang continue à s’écouler après la période habituelle de ses règles?
Réponse: Si la durée totale de l’écoulement du sang (c’est-à-dire depuis le début des règles jusqu’à ce que le sang cesse de s’écouler) est inférieure ou égale à dix jours, la femme devra considérer tout le sang qui s’est écoulé pendant cette durée-là comme celui des règles. Mais si elle dépasse dix jours, alors elle devra considérer le sang qui s’est écoulé après la période habituelle de ses règles comme al-istihadha. Par exemple, si la durée habituelle de ses règles est de cinq jours et la durée totale de l’écoulement du sang est onze jours, alors elle devra considérer l’écoulement sanguin qui s’est produit pendant les cinq premiers jours comme des menstrues, et le reste comme al-istihadha.
2- Une femme enceinte peut-elle avoir ses règles?
Réponse: Quelqu’un a dit à l’Imam as-Sadiq: «Si une femme enceinte voit du sang, devra-t-elle cesser de faire la prière?» Et l’Imam (a.s) lui a dit: «Oui, [car] la femme enceinte peut avoir ses règles.» [225]
En s’appuyant sur ce hadith, la plupart des jurisconsultes ont dit qu’une femme enceinte peut avoir ses règles.
3- Devra-t-on croire une femme si elle prétend qu’elle a ses règles?
Réponse: L’Imam al-Baqir (a.s) a dit: «Si la femme prétend qu’elle est en période de viduité, ou qu’elle a ses règles, il faudra la croire.» [226]
Ce hadith est pris en considération par tous les jurisconsultes.
Les choses interdites pendant les règles
Tout ce qui est interdit à une femme qui est en état d’al-janaba est interdit à celle qui a ses règles. En outre, il est interdit à une femme qui a ses règles de jeûner ou de faire la prière, et il est interdit à son mari de la répudier (sauf dans certains cas que nous citerons ultérieurement) ou d’avoir des rapports sexuels avec elle, car Dieu a dit dans le Coran: «Tenez-vous à l’écart des femmes durant leur menstruation.» Toutefois, il est permis à l’homme de flirter avec sa femme lorsqu’elle a ses règles, mais il est détestable de s’approcher de la partie comprise entre le nombril et les genoux. Et s’il fait l’acte sexuel avec elle, alors il devra subir al-kaffara (l'expiation). A ce sujet, l’Imam as-Sadiq (a.s) a dit: « [S’il fait l’acte sexuel] au début des menstrues, il devra donner un dinar [à un pauvre]; et [s’il le fait] au milieu de la période des menstrues, il devra lui donner un demi dinar; et [s’il le fait] pendant la phase finale, il devra lui donner le quart d’un dinar. Et s’il n’a rien à donner, il devra demander pardon à Dieu tout en ayant l’intention de ne plus recommencer, car l’expiation et le repentir de toute personne incapable de faire une offrande expiatoire est la demande du pardon.» [227]
Al-ghosl à la suite des menstrues
Après la cessation de l’écoulement menstruel, la femme doit faire al-ghosl pour pouvoir accomplir les actes nécessitant la pureté (la prière, at-tawaf…).
Il n’y a pas de différence entre al-ghosl d’al-janaba et al-ghosl à la suite des menstrues, sauf que, après ce dernier; la femme doit faire al-woudho’, car l’Imam as-Sadiq (a.s) a dit: «Chaque ghosl nécessite al-woudho’, sauf al-ghosl à la suite d’al-janaba.» [228]
Certains jurisconsultes ont dit: «Aucun ghosl ne nécessite al-woudho’, même al-ghosl recommandé.»
As-sayyid al-Hakim a aussi opiné dans ce sens. En effet, il a dit dans al-moustamsak: «Il y a deux sortes d’ablution en islam: al-woudho’ et al-ghosl. Lorsqu’on est dans un état où il est obligatoire de faire l’un d’entre eux, on n’a pas besoin de faire l’autre.» [229] Et d’après lui, le hadith précédent veut simplement dire qu’il est permis de faire al-woudho’ après al-ghosl, et il ne veut pas dire qu’il est obligatoire de le faire.