Si on voit une eau, et on ne sait pas si elle est d’une quantité inférieure ou égale à al-kor, comment devra-t-on la considérer?
Il y a trois cas:
1-On sait qu’elle était d’une quantité égale à al-kor, mais maintenant on hésite à croire qu’elle a toujours le même volume, car on pense qu’elle a peut-être diminué.
Selon la règle al-istishab, ont devra la considérer comme une eau d’une quantité égale à al-kor. C’est-à-dire, si un objet impur est lavé dans cette eau-là, il deviendra pur; et si cette eau-là entre en contact avec une souillure, elle restera pure.
2-On sait qu’elle était d’un volume inférieur à al-kor, et maintenant on hésite à croire qu’elle a toujours le même volume, car on pense qu’une autre eau s’est peut-être ajoutée à elle.
Toujours selon la règle al-istishab, on devra la considérer comme une eau d’une quantité inférieure à al-kor. C’est-à-dire, si un objet impur est lavé dans cette eau-là, il restera impur; et si cette eau-là entre en contact avec une souillure, alors elle deviendra impure.
3-Si on n’a aucune idée sur son état précédent, alors on ne pourra la considérer ni comme une eau d’un volume inférieur à al-kor, ni comme celle d’un volume égale à al-kor. Dans ce cas, si on lave un objet souillé dans cette eau-là, elle restera pure tant qu’elle n’aura pas subi un changement, car il est probable que l’eau en question soit d’un volume égal à al-kor, c’est-à-dire il est probable que cette eau-là soit pure; et selon la règle at-tahara (la règle de la pureté), cette même probabilité est suffisante pour considérer cette eau-là comme une eau pure. De même, la règle al-istishab exige que l’on considère tout objet souillé qui sera lavé dans cette eau-là comme un objet impure. Il n’y a aucune contradiction entre la pureté de l’eau et l’impureté de l’objet lavé, car dans le cas présent, l’objet de la règle at-tahara est l’eau, tandis que l’objet du la règle al-istishab est l’objet souillé.